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Présidents d’OCLC

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Cinq présidents se sont succédé à la tête d’OCLC depuis sa création. Frederick G. Kilgour a été président-directeur général de 1967 à 1980 et a pris sa retraite du conseil d’administration d’OCLC en février 1995. Il en était administrateur fondateur permanent depuis 1980. Rowland C. W. Brown a été président-directeur général d’OCLC de 1980 à 1989. Docteur K. Wayne Smith a été président-directeur général d’OCLC de 1989 à avril 1998. Jay Jordan a été président-directeur général d’OCLC de mai 1998 à 2013. Skip Prichard est devenu président-directeur général en juillet 2013.

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1967-1980

Frederick G. Kilgour

Frederick Gridley Kilgour (1914-2006) a fondé l’Ohio College Library Center, devenu depuis OCLC, en 1967 et en a été le premier président-directeur général jusqu’en 1980.

Bibliothécaire, éducateur, historien et entrepreneur, Frederick Kilgour est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes dans le domaine de la bibliothéconomie du 20e siècle. Il est notamment le principal instigateur de l’utilisation des réseaux informatiques en vue d’augmenter l’accès aux informations dans les bibliothèques du monde entier.

Frederick Kilgour est né à Springfield, dans le Massachusetts aux États-Unis, le 6 janvier 1914. Après l’obtention de son diplôme au Harvard College en 1935, il est devenu assistant du directeur de la bibliothèque de l’université Harvard, où il a commencé à tester des procédures d’automatisation adaptées aux bibliothèques, notamment l’utilisation de cartes perforées pour le système de prêts. Parallèlement, il a préparé un doctorat sous la direction de George Sarton, pionnier de la nouvelle discipline consacrée à l’histoire de la science, et a commencé à publier des articles de recherche.

De 1942 à 1945, en plus de servir comme lieutenant de réserve dans la marine américaine, Frederick Kilgour a occupé les fonctions de secrétaire de direction et président suppléant du comité interministériel américain pour l’acquisition de publications étrangères, qui a développé un système pour récupérer des publications en provenance de régions ennemies ou occupées par l’ennemi. Il a reçu en 1945 la Legion of Merit, une décoration militaire pour son travail dans les renseignements.

De 1946 à 1948, Frederick Kilgour a occupé les fonctions de directeur adjoint de l’Office of Intelligence Collection and Dissemination (bureau de collecte et de diffusion de renseignements), une division du département d’État.

En 1948, il est nommé conservateur de la bibliothèque de médecine de l’université de Yale. Il a également été maître de conférences en histoire de la science et de la technologie à l’université de Yale et il a publié de nombreux articles de recherche à ce sujet.

En 1961, il a fait partie de l’équipe chargée du développement d’un prototype de système informatisé de catalogues pour les bibliothèques de médecine des universités de Columbia, Harvard et Yale, financé par la National Science Foundation (fondation nationale pour la science). En 1965, Frederick Kilgour est nommé conservateur associé pour la recherche et le développement au sein de l’université de Yale. Parallèlement, il a poursuivi ses recherches dans le domaine de l’automatisation des bibliothèques et défendait les avantages de cette technologie.

Dans ses écrits professionnels de l’époque, Frederick Kilgour soulignait que l’essor des informations de recherche entraînait de nouvelles attentes vis-à-vis des bibliothèques, alors tenues de fournir rapidement des informations complètes. Il prônait l’utilisation de l’ordinateur pour supprimer les tâches manuelles et répétitives des procédures de bibliothèque.

En 1967, l’Ohio College Association, une association rassemblant les présidents des universités et établissements supérieurs de l’Ohio, a engagé Frederick Kilgour pour diriger une organisation à but non lucratif, l’Ohio College Library Center (OCLC), œuvrant pour la mise en place d’un système informatisé pour les bibliothèques universitaires de l’État.

À cette époque, la plupart des bibliothèques utilisaient un système de fiches catalographiques pour la gestion de leurs collections; les bibliothécaires devaient alors créer des fiches pour chaque document, ce qui s’avérait une procédure coûteuse et chronophage. Grâce au système de catalogage partagé et à la base de données que Frederick Kilgour a développés, de nombreuses bibliothèques n’avaient alors plus à cataloguer de toutes pièces un élément. Une bibliothèque pouvait utiliser les informations de catalogage présentes dans la base de données, et n’ajouter que les éléments ni figurant pas encore. Tout aussi important, le catalogue partagé favorisait les prêts entre bibliothèques, évitant à ces dernières de dépenser pour compléter leurs collections.

En 1971, après quatre années de développement, OCLC a lancé son système de catalogage partagé en ligne, qui a permis aux bibliothèques de réaliser des économies substantielles. Par exemple, au cours de la première année d’utilisation, la bibliothèque Alden de l’université de l’Ohio a pu augmenter d’un tiers le nombre de livres catalogués, tout en supprimant 17 postes. Cette nouvelle idée a trouvé écho dans tous les campus du pays.

La base de données imaginée par Frederick Kilgour s’appelait à l’origine le catalogue collectif en ligne d’OCLC. Connue aujourd’hui sous le nom de WorldCat, elle contient plus de 325 millions d’entrées pour des livres et autres documents, et plus de 2 milliard de localisations pour ces documents dans des bibliothèques du monde entier.

OCLC a connu une croissance rapide lorsque Frederick Kilgour en était le président : l’organisation est passée d’une coopérative locale à un réseau international. En plus de créer ce qui deviendra la base de données WorldCat, il a développé en 1979 un système en ligne de prêt entre bibliothèques. En 2006, les bibliothèques s’en sont servi pour organiser environ 10 millions de prêts. Aujourd’hui, OCLC compte 1 319 employés et des bureaux dans 10 pays.

En 1981, Frederick Kilgour s’est retiré de ses fonctions de direction, mais a continué à participer au conseil d’administration d’OCLC jusqu’en 1995.

En 1990, il est nommé enseignant-chercheur émérite de la School of Library and Information Science de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill et a travaillé au sein de l’établissement jusqu’à sa retraite en 2004. Il est décédé à Chapel Hill en 2006.

Frederick Kilgour a signé 205 articles de recherche. Il est le fondateur et le premier rédacteur de la revue Information Technology and Libraries (Technologie de l’information et bibliothèques). En 1998, la maison d’édition Oxford University Press a publié son livre intitulé The Evolution of the Book (L’évolution du livre). Il a notamment écrit les œuvres suivantes : Engineering in History (L’ingénierie dans l’histoire); The Library of the Medical Institution of Yale College and its Catalogue of 1865 (La bibliothèque de l’université de médecine de Yale et son catalogue de 1865) et The Library and Information Science CumIndex (La bibliothèque et l’index commun des sciences de l’information).

Frederick Kilgour a reçu de nombreuses récompenses et cinq doctorats honorifiques. En 1982, lors de la cérémonie le nommant membre honoraire à vie de l’American Library Association, il est décrit comme « une personne érudite, un entrepreneur, un innovateur, un interprète de la technologie fermement attaché à préserver des valeurs humanistes ».

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1980-1989

Rowland C. W. Brown

Rowland C. W. Brown (1923-2013) a été le président d’OCLC de décembre 1980 à janvier 1989.

Rowland Brown a obtenu une licence de lettres avec mention à l’université Harvard et un doctorat de droit à la faculté de droit de Harvard. Il a également fréquenté à l’école de gestion Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology.

Rowland Brown a été président-directeur général de Buckeye International, Inc, une entreprise située à Columbus en Ohio, de 1970 jusqu’à son rachat en 1980 par Worthington Industries. Buckeye International fabriquait des produits en plastique, des moulages en acier et des pièces de précision pour machines destinés aux secteurs du rail et de l’automobile.

De 1967 à 1970, Rowland Brown a occupé les fonctions de président de Dorr-Oliver, Inc, une entreprise internationale d’ingénierie et de fabrication basée à Stamford dans le Connecticut. Il avait précédemment occupé plusieurs postes à responsabilité au sein de Dorr-Oliver, notamment directeur administratif international, secrétaire général, conseiller juridique, trésorier, vice-président des activités internationales et vice-président des activités nationales.

De 1954 à 1959, Rowland Brown a été conseiller et chef du personnel dans le service des activités internationales au sein de l’institut Machinery and Allied Products Institute situé à Washington, D.C. De 1950 à 1952, il était conseiller spécialisé dans les matériaux industriels pour le bureau de la stabilisation économique.

Rowland Brown était pilote de chasse dans le corps des marines des États-Unis; il a servi dans le Pacifique Sud de 1942 à 1946, et en Corée de 1952 à 1953.

Au cours du mandat de Rowland Brown, OCLC a développé sa gamme de produits et services. L’organisation proposait alors 60 offres conçues pour aider les bibliothécaires à gérer leur établissement. OCLC a ouvert son premier bureau à l’extérieur des États-Unis à Birmingham en Angleterre. L’organisation a commencé à examiner comment proposer plus que les informations bibliographiques et fournir les informations elles-mêmes, c’est-à-dire le livre ou l’article. Le nombre de bibliothèques participantes est passé de 2 300 aux États-Unis et au Canada, à plus de 9 400 dans 27 pays. Le nombre de notices WorldCat est passé de 5 à 18 millions.

OCLC est attristée d’apprendre le décès de Rowland Brown. Lisez la notice nécrologique qui lui a été consacrée dans le journal Columbus Dispatch.

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1989-1998

Docteur K. Wayne Smith

Docteur K. Wayne Smith a été le président d’OCLC de janvier 1989 à avril 1998.

Wayne Smith a obtenu un diplôme de sciences politiques avec mention honorifique (« summa cum laude ») à l’université de Wake Forest. Il bénéficiait de la bourse de recherche Hankins et appartenait à la congrégation Phi Beta Kappa. Il a obtenu un master et un doctorat en économie et sciences politiques à l’université de Princeton, où il recevait les bourses de recherche Danforth et Woodrow Wilson. Il a poursuivi ses travaux postdoctoraux en économie au sein de l’université de Californie du Sud. Au cours de sa carrière, il a occupé des postes variés dans des entreprises, des institutions publiques et des établissements d’enseignement supérieur.

De 1986 à 1989, Wayne Smith était président-directeur général du cabinet Wayne Smith and Associates, une société de portefeuille et de conseils en gestion, tout en étant professeur à l’université de Wake Forest, à Winston-Salem en Caroline du Nord.

De 1983 à 1986, il était président-directeur général de World Book, Inc., éditeur de la World Book Encyclopedia.

De 1977 à 1983, il a occupé le poste d’associé directeur de groupe pour les activités à Washington D.C. au sein de Coopers and Lybrand, une société internationale de conseil en audit, comptabilité, fiscalité et gestion.

De 1972 à 1976, Wayne Smith a exercé des fonctions de direction au sein de Dart Industries, Inc. à Los Angeles en Californie. Après avoir commencé comme vice-président de groupe pour la planification, il a également été président-directeur général du groupe Dart Properties.

De 1970 à 1972, Wayne Smith était le directeur de l’analyse des programmes au sein du conseil de sécurité nationale à Washington. Dans le cadre de ses fonctions de cadre supérieur, il était chargé de transmettre les informations essentielles à docteur Henry A. Kissinger, alors assistant du Président pour les affaires relevant de la sécurité nationale. Il a également enseigné à l’académie militaire des États-Unis et occupé un poste de directeur de programme au sein de la RAND Corporation.

En 1969 et 1970, alors employé de la RAND Corporation, Wayne Smith a coécrit avec Alain Enthoven, ancien assistant à la Défense chargé de l’analyse des systèmes, un livre intitulé How Much Is Enough? Shaping the Defense Program 1961-1969 (Quelle somme faut-il? Élaboration du programme de défense 1961-1969). Il a publié de nombreux articles et donné fréquemment des conférences sur l’analyse des systèmes, les affaires relevant de la sécurité nationale et les systèmes de gestion.

Lors du mandat de Wayne Smith, OCLC a développé son réseau informatique de services pour équiper alors 26 000 établissements dans 64 pays du monde entier. Parallèlement, WorldCat comptait 38 millions de notices et 331 millions de localisations. À cette époque, OCLC a lancé le premier service de référencement en ligne destiné aux utilisateurs finaux, FirstSearch. L’organisation a commencé à proposer ses services sur Internet et s’est consacrée à des travaux novateurs concernant les revues électroniques en collaboration avec l’association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

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1998-2013

Jay Jordan

Jay Jordan est devenu le quatrième président-directeur général d’OCLC en mai 1998. Il a pris sa retraite en juin 2013 après avoir occupé son poste pendant 15 ans, le plus long mandat de président au cours des 46 ans d’existence d’OCLC.

Jay Jordan a obtenu son diplôme en littérature anglaise à l’université de Colgate en 1965 et a servi en tant qu’officier de l’armée américaine en Allemagne. Il a vécu et travaillé pendant plus de sept ans en dehors des États-Unis. Il a rejoint OCLC après 24 ans passés chez Information Handling Services, une société d’édition internationale de bases de données, où il a occupé plusieurs postes clés de direction, notamment celui de président d’IHS Engineering.

Durant le mandat de Jay Jordan, OCLC a conçu une nouvelle plate-forme technologique, a introduit de nouveaux services, a créé un programme de promotion des bibliothèques et lancé des initiatives visant à améliorer la visibilité des fonds et des bibliothèques par les internautes grâce à des accords conclus avec Google, Yahoo! et Microsoft. Le nombre d’établissements participant à OCLC est passé de 30 000 dans 64 pays à 74 000 dans 170 pays. La base de données WorldCat d’OCLC s’est développée et contient désormais deux milliards de symboles de localisation de bibliothèque et plus de 300 millions de notices bibliographiques. La proportion de notices en d’autres langues que l’anglais dans WorldCat n’a cessé d’augmenter et représente désormais 60 % du total, soit presque deux fois plus qu’en 1998.

Au cours de 15 dernières années, OCLC a investi plus de 284 millions de dollars en recherche-développement pour de nouveaux services. L’organisation compte des centres d’ingénierie en Australie, en Allemagne, aux États-Unis aux Pays-Bas, et au Royaume-Uni. OCLC exploite également des centres de données à Dublin et Westerville dans l’Ohio aux États-Unis; à Toronto en Ontario au Canada; à Leiden aux Pays-Bas; à Londres au Royaume-Uni et à Sydney en Australie.

Grâce à des fusions et des acquisitions, OCLC a créé une communauté de 5 000 établissements, situés principalement en Europe et en Australie, qui utilisent les systèmes de gestion de bibliothèque autonomes développés par OCLC.

En 2011, OCLC a lancé une nouvelle génération de services infonuagiques pour les bibliothèques sur la plate-forme WorldShare.

Lors du mandat de Jay Jordan, OCLC a reçu de nombreux prix récompensant la qualité de l’environnement professionnel, notamment « Best Places to Work in Information Technology » (Meilleur employeur dans le domaine de la technologie de l’information) décerné par ComputerWorld (de 2006 à 2013); « Best Employers in Ohio » (Meilleur employeur de l’Ohio) attribué par le conseil d’État de l’Ohio de la Society for Human Resources Management (société pour la gestion des ressources humaines) (2009 à 2013) et le prix Alfred P. Sloan d’excellence professionnelle en termes de flexibilité sur le lieu de travail (2011-2012).

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2013 à aujourd’hui

Skip Prichard

Skip Prichard est devenu le cinquième président-directeur général d’OCLC en juillet 2013.

Il est titulaire d’une licence en sciences décernée par l’université publique de Towson et d’un doctorat de droit obtenu à la faculté de droit de l’université de Baltimore.

Avant de rejoindre OCLC, Skip Prichard était président-directeur général d’Ingram Content Group Inc., un grand fournisseur mondial de contenus et de services. Lors de son mandat à Ingram, il a contribué à en développer les implantations internationales en ouvrant des bureaux en Europe continentale et en Australie, à déployer les offres numériques et à affirmer la position de l’entreprise en tant que fournisseur de services. Avant son poste à Ingram, il était président-directeur général de ProQuest Information and Learning, un éditeur et fournisseur d’informations international de renom proposant ses services aux bibliothèques, aux établissements d’enseignement, aux institutions publiques et aux entreprises et disposant de bureaux dans le monde entier. Skip Prichard a mené avec succès la transformation de ProQuest. Au début de sa carrière, il a occupé plusieurs postes de cadre au sein de LexisNexis.

Parmi ses nombreuses passions, Skip Prichard tient un blog intitulé « Leadership Insights » dans lequel il interviewe des auteurs et des leaders d’opinion, et partage son point de vue sur de nombreux sujets. Ses commentaires sur l’avenir des livres, de l’édition et des bibliothèques ont été repris dans plusieurs médias nationaux et internationaux. Il intervient fréquemment lors de conférences dans le monde entier.